Location de télescopes

Avril 2026 : aperçu des catadioptres

Les mois d'été – et donc la période des vacances – approchent. C'est le moment idéal pour louer un télescope : vacances, beau temps et, souvent, un ciel étoilé et sombre sur le lieu de villégiature !

MAIS : trop peu de place dans la valise (sans parler des bagages en cabine !) pour emporter l'un des plus gros appareils. Alors, que choisir ?

Un de nos petites lunettes ED -70 ou 72mm de diamètre- (ou mieux encore, les lunettes triplet !) est toujours une bonne idée : grâce à la meilleure qualité de leurs lentilles, ils offrent des images remarquablement nettes et contrastées, ce qui leur permettra même de révéler des objets plus faibles sous ce ciel de vacances si transparant, contrairement aux gros « canons » que l'on utilise ici, dans notre région suréclairée.

Mais les « champions incontestés de la compacité » sont bien sûr les catadioptres : « des télescopes à miroir munis d'une grosse lentille de correction ». Alors que la plupart des autres télescopes sont 5 à 10 fois plus longs que le diamètre de leur objectif, ceux-ci sont plutôt 1,5 à 2 fois plus longs que larges ! Ils sont donc aussi moins exigeants en matière de monture, ce qui permet d'obtenir des solutions plus compactes (allant du système entièrement manuel au système hautement informatisé).

D'un point de vue optique, il s'agit d'un miroir principal (très fortement incurvé) combiné à un miroir secondaire convexe qui réfléchit la lumière à travers une ouverture dans ce miroir principal. Contrairement au télescope de Newton (plus connu), l'oculaire se trouve ici bien à l'arrière du tube du télescope !

Ces miroirs principaux très courbés provoquent toutefois des aberrations très importantes, mais celles-ci sont corrigées par la lentille de correction (qui, de surcroît, ferme complètement le tube du télescope).

Ce miroir secondaire (qui est tout de même relativement grand) se trouve bien sûr au milieu du trajet optique (« obstruction ») et réduit donc surtout la netteté et le contraste par rapport à une lunette (où rien ne fait obstacle) – mais c'est bien sûr le prix à payer pour une construction très compacte...

On distingue principalement deux types (il existe par ailleurs de nombreux systèmes plus spécialisés, tels que le Ritchey-Chrétien ou le Dall-Kirkham) :

  • dans le Schmidt-Cassegrain (ou « SCT » en abrégé, image de gauche), le miroir secondaire est un élément optique distinct fixé dans la grande lentille de correction
  • dans le Maksutov (à droite), la lentille de correction est une « lentille ménisque », sur laquelle le miroir secondaire est simplement métallisé à l'arrière

Les Maksutov ont la réputation de fournir des images légèrement plus nettes et plus contrastées, mais d'être un peu plus chers que les SCT (pour un diamètre de miroir identique, bien sûr).

La gamme comprend des modèles Maksutov équipés de miroirs de 90 mm, 105 mm, 127 mm et jusqu'à 150 mm : il y en a donc pour tous les goûts (et il existe forcément un télescope de voyage adapté à chaque taille de valise :-)). La plupart peuvent être montés sur une monture de votre choix grâce à une fixation en queue d'aronde (de préférence, bien sûr, une monture adaptée aux dimensions et au poids du télescope).

 

Mais parmi les modèles de 150/152 mm, on trouve également quelques exemplaires de ce fameux Meade LightSwitch : le tube optique et la monture à fourche ne font qu'un, à installer sur le trépied fourni. Mais surtout : il est équipé d'un récepteur GPS et d'une caméra intelligente intégrée, ce qui lui permet de s'orienter tout seul dans le ciel ! Idéal donc aussi pour ceux qui n'ont encore aucune connaissance du ciel étoilé. ..


Le plus petit modèle est celui de 90 mm, mais je ne l'aviserai que si vous avez besoin d'un télescope vraiment très compact (qui tienne dans un sac à dos, par exemple...).


Les Schmidt-Cassegrains ont été commercialisés pour la première fois à la fin des années 60 et au début des années 70 et ont connu un immense succès, en premier lieu les modèles de 20 cm (le célèbre « C8 », le télescope SCT de 8 pouces de Celestron, mais aussi son équivalent chez Meade).

Notre gamme comprend actuellement des modèles de 150 mm (6 pouces), 200 mm (8 pouces) et même son grand frère (le « C9 1/4 » de Celestron, avec un miroir principal de 9,25 pouces, soit 235 mm) qui est réputé pour ces images contrastés de la Lune et les planètes!


À l'exception du Meade LightSwitch évoqué plus haut, tous ces tubes peuvent être montés à l'aide d'un raccord en queue d'aronde sur pratiquement toutes les montures de notre gamme : vous n'aurez donc que l'embarras du choix. Mais grâce à leur conception compacte, ils s'associent également à merveille avec certaines versions informatisées particulièrement compactes !


  • Les plus petits modèles (notamment les Maksutov de 90 mm et 105 mm) peuvent sans aucun doute être montés sur une monture azimutale AZ-GTi de SkyWatcher (qui se commande via une application sur smartphone).


  • Nous combinons souvent les modèles de taille moyenne (notamment les Maksutov de 127 mm, mais aussi, avec un peu de bonne volonté, les Maksutov de 150 mm ou les SCT, légèrement plus lourds) à une monture azimutale Orion StarSeeker IV ou aux montures équatoriale StarAdventurer GTi de chez Skywatcher (toutes deux pouvant également être commandées via une application).

  • Pour les modèles plus grands (150 mm, eventuellement 200 mm), les montures Celestron SE constituent une solution pratique et compacte (elles sont commandées par ordinateur via une télécommande fournie), tandis que le modèle 235 mm (le C9 1/4) nécessite son grand frère (NexStar Evolution, commandé via une télécommande ou une application, et équipé d'une batterie interne très pratique !).